Le rugueux de ma plume

Le rugueux de ma plume

Arrête de rêver!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi écrit-on ?

 

Il y a deux sortes d’écrivaillons. Ceux qui écrivent pour
eux-mêmes, sur un petit bout de table, la nuit. En tout cas, c’est simple et
beau de les imaginer ainsi. Ils sont les héros de la littérature, pour nous
petit commun des mortels. C’est leur désintéressement qui nous fascine. Cette
volonté, ce besoin en eux-mêmes de l’écriture ; comme une bouée, le phare
au milieu de la tempête. Ils sont nombreux, mais ceux que nous admirons sont
les plus connus. Monsieur Stendhal écrivait pour des lecteurs pas encore nés au
moment où grattait sa plume. Anne Franck, au milieu de sa tourmente, est pour
nous le plus pur des modèles.

 

Car, ce que l’on recherche en littérature, c’est la pureté.
Une intention de grandir l’homme avant de se grandir soi-même. Brûlez vos
journaux intimes ! L’écriture n’est pas une blague voyons ! C’est ce
que certains pourraient dire. Ecrire pour être lu ? Ecrire pour être
écrivain ? C’est là toute la complexité du problème du lecteur. Ai-je
besoin de toi lecteur ? Toi qui existes déjà, puisque je te façonne dans
mon esprit, presque autant que mes personnages. Remarque, l’écriture sans
lecteur, c’est un amour à sens unique un peu, non…comment puis-je exister si
ton regard n’est pas sur moi, mon visage, mes manières, mes gestes et mes choix.
Je ne peux pas. Les écrivaillons les plus malheureux sont sûrement les plus
amoureux.

 

Quand je dis amour…amour passion. Et c’est en cela que l’action
d’écrire peut être à la fois belle et médiocre. Ca peut être comme une envie de
pisser. Se retenir longtemps, puis chercher à exister à travers elle. Ca fait
un bien fou. Ou bien sinon, si ça n’est pas pour nous soulager, c’est une
résistance au monde qui m’entoure. Comme une petite souris, je rentre dans le
premier coin sombre que je trouve, pour pouvoir, enfin, échapper à tout ça. L’écrivaillon
n’est pas passif, il est confronté à tous ses doutes, à toutes ses
contradictions, à toutes ses peines d’humain. Il a une vie en vrac, et personne
ne lui dit comment recoller les morceaux. C’est avec son petit courage, et ses
deux mains, qu’il cherche un sens à tout ce qui n’en n’a pas. Et c’est la seule
chose qui fasse sa beauté.

 

Je suis un écrivaillon, un petit rien, et c’est comme ça que
j’existe.

 

(la p'tite plume est de retour!)



21/11/2012
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